Les quatre peurs qui empêchent d’être adulte
Pour chacun, le quotidien peut être rythmé par des angoisses passagères, des phobies qui se manifestent, etc. Mais d’autres passent plus inaperçues et ont pourtant des conséquences bien plus importantes sur notre vie et son bon déroulé.
La peur de grandir, de s’affirmer, d’agir, et d’être seul.
La peur de grandir
Cette peur s’explique notamment par la découverte de la réalité de l’âge adulte, souvent fantasmé quand on est enfant. Cette vie, qu’on l’imagine un peu sur les schémas de l’enfant, on se dit qu’on va faire ce qu’on veut. L’enfant est sans limite, or devenir adulte, c’est se heurter à des limites et les accepter.
Et quand on prend conscience de ces limites, « on prend aussi conscience des limites existentielles », ce qui provoque une nouvelle peur. Ces limites existentielles sont « la mort, la solitude, le sens (quel est le sens de ma vie ?) et la responsabilité ».
Tant de choses auxquelles nous n’avons pas à penser, enfant. Les troubles de l’alimentation peuvent parfois trouver leurs origines dans une peur de devoir assumer son corps d’adulte. Dans le cas de l’hyperphagie, par exemple, « manger sans limite est une manière de rester dans son immaturité, tandis que l’anorexie va être le refus d’un corps qui est toujours trop grand et gros, comme si on n’acceptait pas ce développement qui menait à la vie d’adulte.
La peur de s’affirmer
La peur de s’affirmer, d’occuper une case, un rôle dans la société. Cette peur de s’affirmer peut se traduire par l’auto-dévalorisation et le fameux syndrome de l’imposteur. « Si j’accepte mes réussites, ça me fait sentir que j’existe, et ça m’engage », or, quand on pas quitté l’enfance, on a peur de s’engager.
La peur d’agir
La peur d’agir, elle aussi, remonte à l’enfance. Quand on ne veut pas agir, on entraine des réactions comme la procrastination ou la rumination, et on a tendance à déléguer ses choix aux autres. Mais si on délègue sans arrêt, on ne vit pas sa vie.
Cette peur d’agir peur se retrouver dans les relations sentimentales, quand on guette l’approbation de ses parents avant de s’engager en couple, tandis que d’autres vont sans cesse demander de l’aide à leur conjoint pour les tâches administratives
La peur d’être seul
« Quand l’enfant vient au monde, il ne peut survivre que s’il ne s’attache à un adulte, Mais pour continuer sa vie, après, il faut se détacher, prendre conscience qu’on est seul dans sa tête, et le supporter, le dépasser. Les personnes qui ont peur d’être seules ont du mal à dire » je t’aime ».

